Le XIXe parallèle : flâneries littéraires hors des sentiers battus
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Le XIXe parallèle : flâneries littéraires hors des sentiers battus

Abbé Grégoire Celier

24,00 €
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   Il y a le traditionnel « récit national », il y a l’actuel « politiquement correct », voire la « déconstruction historique » : bref, il y a l’Histoire officielle et convenue. Et en regard, il y a l’envers de l’Histoire, les marges oubliées, les franges suspectes : une vision tellement plus amusante, tellement plus vivante.
Faire connaître, de façon agréable, quoique parfaitement documentée, certains aspects peu connus de l’Histoire : telle est l’ambition du présent ouvrage, lequel propose une galerie de portraits, de figures (nées au XIXe siècle) de l’antilibéralisme catholique et du nationalisme français, qui eurent, en leur temps, une influence majeure.
   De Drumont à Céline en passant par la Comtesse de Ségur et Mgr Benigni, de Dom Guéranger à Barrès en saluant au passage Louis Veuillot, Mgr Dupanloup ou Charles Maurras, sans oublier les grands journalistes que furent Melchior du Lac et le père Vincent de Paul Bailly, tout un passé en partie occulté renaît sous nos yeux.
   Des événements (le Syllabus, le retour à la liturgie romaine), des journaux (L’Univers, La Croix), des œuvres littéraires et politiques (Scènes et doctrines du nationalisme aussi bien que Bagatelles pour un massacre), des institutions (l’Action française, la Sapinière), revivent à travers ceux qui les ont faits et vécus.
   Laissez-vous entraîner dans ce « XIXe (siècle) parallèle », même s’il ne sacrifie à  aucune bien-pensance, ni ne respecte les idoles du jour.

   Grégoire Celier, prêtre et docteur en philosophie (Sorbonne Université), s’est spécialisé depuis plus de quarante ans dans l’histoire de l’antilibéralisme catholique et du nationalisme français au XIXe siècle.

Dans la presse

La Nef, n° 349, juillet-août 2022

   En 4e de couverture, l'éditeur nous dit que Grégoire Celier est « docteur en philosophie » et qu'il « s'est spécialisé depuis plus de quarante ans dans l'histoire de l'antilibéralisme catholique et du nationalisme français au XIXe siècle ». Il aurait dû ajouter que Grégoire Celier est prêtre. On comprend bien que l'abbé Celier, dans ce livre, n'engage pas la Fraternité Saint‑Pie X dont il est membre, et que ce n'est pas sa qualité de prêtre qui a guidé le choix des onze auteurs qu'il nous présente ici. L'abbé Celier, dans tous ses écrits et de façon habituelle, aime le paradoxe, le contrepied, voire la provocation.
   Ici, dans le chapitre qu'il consacre à Édouard Drumont, il évoque principalement non la question juive, mais l'influence que la doctrine sociale de l'Église a eue sur les autres combats de Drumont. Dans un des deux chapitres consacrés à Maurras, il s'oppose à la vulgate qui veut que la condamnation de l'Action française par Pie XI fût essentiellement politique et il reprend, pour l'essentiel, l'analyse de l'abbé Berto qui a exposé en 1968 les fondements doctrinaux de cette condamnation. C'est par un coup de force que Céline, né en 1894, figure dans ce recueil consacré à des auteurs du XIXe siècle, mais l'abbé Celier voulait analyser les trois célèbres pamphlets de Céline (toujours interdits de publication aujourd'hui).
Yves Chiron


Politique Magazine, n° 212, avril 2022

    Un livre qui mêle Drumont et la Comtesse de Ségur, Dom Guéranger et Céline, Maurras et Dupanloup, proclame assez, dès la table de matière, la liberté d'esprit et la culture de son auteur. Sous-titré Flâneries littéraires hors des sentiers battus, et nanti d'un avertissement narquois aux parents sur la faible teneur en valeurs républicaines des écrivains étudiés, ce recueil d'essais nous emmène allègrement à la redécouverte d'auteurs connus mais ici éclairés par la science de l'auteur, vivifiés par la vivacité de sa plume, enfin nettoyés de la gangue de l'histoire officielle. Voici « Drumont sans les juifs » où l'on apprend à goûter son style, son socialisme tempéré et son avis sur la Commune, dont il affirme que les pires horreurs furent déchaînées par les Bourgeois enfiévrés bien plus que par les ouvriers. Voici « L'invention d'un écrivain » qui retrace l'entrée en littérature de la Comtesse de Ségur sous l'égide de Veuillot, avec un délicieux paragraphe consacré à la Crédibilité d'Arlette de Pitray - car Grégoire Celier, quand il s'empare d'un sujet, s'abîme avec bonheur dans la joie de tout lire et le quintessen­cie ensuite pour notre plaisir paresseux.
On le sent baigné dans son sujet au point que lorsqu'il écrit « À cette époque le vent était à l'irréligion » on croirait qu'il a vécu 1806 et la naissance de Melchior du Lac, grand journaliste catholique qui passa par Solesmes et travailla avec Veuillot.  On imagine bien, avec le méconnu Melchior, d'un essai à l'autre, comment l'auteur, fidèle à sa méthode de tout savoir sur un écrivain ou un thème, a fini, débutant par Veuillot ou Guéranger, par son intérêt pour la liturgie ou par sa tristesse à voir de grands catholiques rayés des mémoires, par esquisser cette petite constellation où Ségur, Veuillot, du Lac, Guéranger et Dupanloup se répondent, cependant que Barrès, Maurras (le chapitre qui est consacré à « L'Action française et la "politique romaine" » est parfait), Mgr Benigni, Drumont et Céline dessinent juste à côté un autre pan de ciel. À chaque fois, le politique côtoie le littéraire et on sent qu'il s'agit surtout ni de jeter aux orties un auteur sous prétexte de ses opinions, ni de l'exalter pour ses opinions au détriment de ses mérites d'ouvrier de la langue. Bref, de se promener assez librement dans les vieilles bibliothèques en oubliant un peu le bruit du siècle.
Richard de Sèze

978-2-37271-207-1
39 Produits

Fiche technique

Couverture
souple
Date de parution
mars 2022
Dimensions
13,5 x 20,5 cm
Pages
348
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